D’où ça vient
Toute la province
La torrija n'est pas une spécialité almérienne — c'est la douceur de Carême de toute l'Espagne —, mais pendant la Semaine sainte, il était traditionnel de faire « dans toute l'Almería les fameuses torrijas » : tranches de pain de la veille trempées dans le lait, passées à l'œuf, frites à l'huile et roulées dans le sucre à la cannelle. Chaudes, le sucre encore collé, elles n'ont pas besoin d'avocat.
Ce qui est d'ici, c'est la « torrija pauvre » : sans lait ni œuf, le pain simplement passé à l'eau avant la friture. C'est la torrija des années de disette, celle qui distingue le répertoire de la province du générique : la même poêle, racontée depuis une autre époque.
Les torrijas, au lait ou au vin, restent parmi les douceurs de la Semaine sainte almérienne, et à ces dates, on les trouve dans les confiterías de la capitale. Le reste de l'année, qui veut une torrija devra la frire.
Avec quoi on le fait
- Pain de la veille
- Lait
- Œuf
- Sucre
- Cannelle
- Huile d'olive
- Confitería Capri
- Confitería La Guinda S.L.
- Confiterías de la capital, en Semana Santa (Almería)