Olive
Sur les terrasses sèches de l'Andarax et de l'Alpujarra almeriense, l'olive nourrit les moulins de Canjáyar. Picual, arbequina et variétés de comarca donnent huiles franches et olives de table.
L'olive raconte l'intérieur d'Almería, loin des grandes plaines maraîchères du littoral. À Canjáyar, entre l'Alpujarra almeriense et le Valle del Andarax, deux moulins et une fête dédiée à l'huile témoignent d'un bassin oléicole toujours actif. Les arbres occupent des versants pierreux, des terrasses et de petites parcelles où l'eau reste comptée — et Alhama appartient au même corridor paysager.
Les sources provinciales citent l'éventail de variétés reçues par les moulins de Canjáyar : picual — avec sa sélection locale, la Picual de Almería —, arbequina, manzanilla, lechín ou cuquillo, hojiblanca et picudo. La récolte se concentre de l'automne au cœur de l'hiver : cueillie encore verte, l'olive offre des huiles plus végétales ; plus mûre, des profils plus doux. Et il faut distinguer l'olive assaisonnée du fruit destiné au moulin : le même arbre, mais pas le même moment de récolte ni le même usage.
Une archive consacrée à la finca Los Frailes confirme l'ancienne présence de l'olivier à Alhama, avant que certaines terrasses ne soient reconverties en parrales puis en vergers. Ce lien historique justifie sa place emblématique dans le récit du terroir — toujours comme paysage partagé avec l'Andarax et l'Alpujarra. Au bar, l'olive marinée arrive d'office avec la boisson ; en cuisine, son huile traverse tout, de l'alioli à l'ajo colorao.
Variétés
- Picual et Picual de Almería
- Arbequina
- Manzanilla
- Lechín / cuquillo
- Hojiblanca et picudo, reçues dans les assemblages locaux
Saison
Terrasses d'oliviers dans l'Andarax
À Canjáyar et dans l'Alpujarra almeriense, le gris-vert des oliviers découpe des bancales de pierre entre la Sierra de Gádor et les contreforts de la Sierra Nevada : arbres espacés, aubes sèches et un village blanc au loin — rien d'une oliveraie luxuriante de carte postale.